Résidence secondaire ou logement vacant : quelle taxe ?
Mis à jour le 20 juillet 2026
Résidence secondaire ou logement vacant : la frontière
Un logement que vous n'habitez pas relève de l'une ou l'autre de deux familles de taxes. Jamais des deux. Elles s'excluent.
D'un côté, la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. De l'autre, les taxes sur les logements vacants. Le basculement de l'une à l'autre tient à un critère unique — et les montants qui en découlent peuvent être très différents.
Le critère : meublé ou non
La ligne de partage est plus simple qu'on ne le croit.
La taxe d'habitation est établie au nom des personnes qui ont la disposition ou la jouissance de locaux meublés affectés à l'habitation, quel que soit le titre. Depuis 2023, elle ne subsiste que sur les résidences secondaires et autres locaux meublés non affectés à l'habitation principale.
Les taxes sur les logements vacants visent, elles, les logements habitables mais effectivement inoccupés et non meublés — ou insuffisamment meublés pour permettre l'habitation.
Le critère central est donc l'ameublement, associé à la disposition du bien. Un logement meublé, dont vous avez la jouissance, est une résidence secondaire — même si vous n'y allez que deux semaines par an. Un logement vide est un logement vacant.
La documentation officielle est explicite sur ce point : une résidence secondaire meublée soumise à la taxe d'habitation ne peut pas être en même temps soumise à une taxe sur les logements vacants.
Ce que le critère n'est pas
Plusieurs idées reçues circulent. Aucune ne tient :
- Ce n'est pas la fréquence d'occupation. Une résidence secondaire occupée trois semaines par an reste une résidence secondaire.
- Ce n'est pas la durée de possession.
- Ce n'est pas votre intention. Vouloir vendre ne transforme pas un bien meublé en logement vacant.
- Ce n'est pas la déclaration que vous en faites. C'est la situation de fait au 1er janvier qui est appréciée.
Pourquoi la distinction pèse lourd
Les deux familles ne se calculent pas de la même manière, et la commune n'y a pas les mêmes pouvoirs.
| Résidence secondaire (THRS) | Logement vacant (TLV / THLV) | |
|---|---|---|
| Base | valeur locative cadastrale pleine | valeur locative cadastrale pleine |
| Taux | taux votés par les collectivités | 17 % puis 34 % (zone tendue) · taux THRS (hors zone tendue) |
| Majoration possible | oui, 5 à 60 % de la part communale, en zone tendue | non |
| Déclenchement | dès lors que le logement est meublé | 1 an de vacance (zone tendue) · 2 ans (hors zone tendue) |
| Cas de dégrèvement / non-imposition | dégrèvements de la majoration, cas limités | plusieurs cas prévus (vacance subie, travaux, occupation prolongée) |
Selon la catégorie, le même logement, dans la même commune, avec la même valeur locative, supporte des montants sensiblement différents.
Un basculement se constate, il ne se choisit pas
C'est le point à garder en tête.
La catégorie d'un logement résulte de sa situation de fait au 1er janvier de l'année d'imposition. Elle est appréciée par l'administration au vu des éléments dont elle dispose, et le cas échéant des pièces que vous produisez.
Si votre situation change réellement — un logement meublé que vous videz, un logement vide que vous meublez et occupez — vous devez le déclarer. Une déclaration modificative ou un courrier au service des impôts des particuliers est alors nécessaire.
Ce guide décrit une règle de classement. Il ne suggère aucun arbitrage : la catégorie fiscale d'un bien n'est pas un paramètre qu'on ajuste, et les conséquences d'un changement de statut réel dépassent largement ces deux taxes.
En 2027, la frontière subsiste
La taxe sur la vacance des locaux d'habitation (TVLH), qui remplace la TLV et la THLV à compter des impositions de 2027, ne modifie pas ce partage. Elle vise expressément les locaux non meublés à usage d'habitation, à l'exclusion des résidences secondaires.
Un logement meublé et utilisé comme résidence secondaire continuera de relever de la taxe d'habitation, pas de la TVLH. Les deux familles restent mutuellement exclusives.
Ce que les deux ont en commun : la base
Quelle que soit la catégorie, la base de calcul est identique : la valeur locative cadastrale de votre logement.
C'est un loyer théorique annuel, établi par l'administration à partir de la description de votre bien — surface, catégorie, éléments de confort, dépendances. La même valeur sert de socle à votre taxe foncière.
Autrement dit : la catégorie décide du taux et des règles applicables. Elle ne change rien à la base. Et si la description de votre logement dans les registres n'est plus à jour, l'écart vous suit dans les deux catégories — comme il suit votre taxe foncière. Notre simulateur gratuit reproduit le calcul officiel à partir de votre avis, quelle que soit votre catégorie.
À retenir : meublé et à votre disposition → résidence secondaire. Vide → logement vacant. Jamais les deux. La catégorie se constate au 1er janvier, elle ne se choisit pas — et dans les deux cas, la base reste la même valeur locative cadastrale.
Envie de vérifier votre propre bien ?
Notre simulateur vous donne une estimation de votre surface pondérée et de votre valeur locative cadastrale en quelques secondes.
Lancer l'estimation →Tarif fixe, sans commission.